Accueil – Construction – Étapes clés pour construire une piscine naturelle
L’engouement pour les piscines naturelles ne cesse d’augmenter ces dernières années. Ces alternatives écologiques aux piscines traditionnelles allient esthétisme et respect de l’environnement. Pour autant, leur construction peut sembler complexe. Nous vous guidons pas à pas dans ce processus pour que la réalisation de votre projet soit un succès.
Toute bonne construction commence par une phase de conception. Il s’agit ici de déterminer quel type de piscine naturelle vous souhaitez installer ainsi que son emplacement et ses dimensions. Une piscine naturelle se compose généralement de deux zones : une zone de baignade et une zone de filtration. La zone de filtration, ou zone de régénération, est essentielle pour le maintien d’une eau propre sans intervention chimique. Elle est peuplée de plantes qui vont garantir un écosystème équilibré. La proportion recommandée entre ces deux zones est souvent de 50% pour la baignade et 50% pour la filtration. Cela permet un processus de filtration naturelle optimal.
La deuxième grande phase du chantier concerne l’excavation. Celle-ci doit être réalisée en tenant compte des futures pentes de votre bassin. En règle générale, il est conseillé d’avoir une pente douce vers la zone de baignade puis une pente plus raide vers la zone de filtration. Cette dernière sera puis creusée à une profondeur variant entre 50 cm et 1 m, parfois plus selon le type de plantes que vous souhaitez y installer. Durant cette phase, on procède également à l’installation de drains de fond qui vont aider à maintenir une eau saine. Cette étape est donc capitale pour assurer la qualité future de votre baignade.
Une fois le terrassement réalisé, vient le moment d’installer la bâche EPDM. Pour réaliser cette opération délicate, il faut tout d’abord vérifier que le fond du bassin ne présente pas d’éléments pointus qui pourraient perforer la bâche. Cette dernière devra ensuite être posée à plat et sans aucun pli. Une couche de géotextile pourra être ajoutée sous la bâche afin d’éviter les risques de perforation dus aux pressions exercées par l’eau ou bien au contact direct avec des pierres ou des racines.
La zone de filtration est en quelques sortes le poumon de votre piscine. C’est ici que l’eau va être nettoyée de ses impuretés grâce à l’action combinée des plantes dites oxygénantes, des micro-organismes et parfois d’un filtre mécanique pour les particules plus grossières. Le choix des végétaux sera donc crucial dans cette étape. Il vous faudra opter pour des espèces propices au traitement de l’eau comme par exemple le nénuphar, la massette ou encore le carex. Ces plantes ont la particularité de capturer les matières organiques présentes dans l’eau pour s’en nourrir, assurant ainsi un puissant effet de clarification.
Une fois ces travaux réalisés, il vous reste à réaliser la mise en eau de votre bassin. Ceci fait, les végétaux vont commencer à jouer leur rôle purificateur de l’eau, un processus qui peut prendre plusieurs semaines, voire mois avant que l’eau soit parfaitement claire. Durant cette phase, une écrevisse autochtone pourrait être introduite afin de participer naturellement au nettoyage de votre bassin.
Il est aussi important pendant cette période de surveiller le pH de l’eau. Un déséquilibre du pH peut entraîner un développement excessif d’algues rendant l’eau verte et peu engageante pour la baignade.
Comme pour une piscine traditionnelle, prévoir un entretien régulier est important pour maintenir la qualité de votre eau. Cela passe principalement par le nettoyage des feuilles mortes ou autres déchets qui pourraient tomber dans la piscine, mais aussi par une surveillance de l’équilibre biologique du bassin. La taille de certains végétaux peut également être nécessaire selon leur comportement et leur croissance tout au long de l’année.